Spiritualite
Posté le 07.07.2008 par beauvoir
Cloître cistercien de l'Abbaye Notre-Dame du Rivet.
Photo empruntée sur le site :
http://abbayesaintemariedurivet.com/
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Posté le 02.07.2008 par beauvoir
Cathédrale de Paris :
statue du XIVème siècle
Sainte Vierge ô ma mère,
Laisse-moi te contempler,
Dans la douce lumière
De ton coeur immaculé.
Viens éclairer ma route,
Toi l'étoile du matin,
Et si jamais je doute,
Montre-moi le vrai chemin.
Que ta douce présence,
Me protège à tout jamais,
Ô Vierge du silence,
Donne-moi ta grande paix.
Posté le 24.06.2008 par beauvoir
Méditation de Michel Dubost, évêque d'Evry
"Dire Amen, c'est dire : Père, j'ai confiance en Toi,
je sais que je n'ai pas prié pour rien.
J'ai prié comme j'ai pu, mais je crois que Tu m'exauces toujours,
aussi je m'en remets à Toi.
Et le Notre-Père rend la vie belle.
Certes quand ça va mal,
quand nous venons de commettre une faute,
quand nous sommes tristes ou accablés,
nous le disons machinalement.
Mais le Notre-Père veut dire au minimum :
Seigneur Tu comptes pour moi,
et je compte sur Toi, sur ta bonté, sur ta beauté.
Et le Notre-Père fait son travail en nous."
Merci à Rebecca pour la photo de l'Abbaye cistercienne ND de la Paix,
à Castagniers,
non loin de Nice.
http://salveregina.over-blog.com/
Posté le 12.06.2008 par beauvoir
Sentier de randonnée dans les Cévennes
Avance détendu dans la foule agitée,
Souviens-toi quelle paix procure le silence.
Autant que tu le peux, mais sans rien abdiquer
D'essentiel, tâche d'être avec tous en bons termes,
Ce qui te semble vrai, dis le sans te troubler.
Quand un autre te parle, aussi borné qu'il soit,
Ecoute-le, car lui aussi a son histoire ;
Mais ces gens agressifs qui cherchent à blesser,
Evite-les, sinon, ils t'épuisent pour rien.
Ne compare pas trop ton sort avec autrui,
Cela pourrait te rendre orgueilleux ou amer,
Tu trouveras toujours mieux ou pire que toi.
Il y a du plaisir à faire des projets,
Recherche aussi celui de les réaliser.
Trouve de l'intérêt dans ta modeste tâche,
C'est un refuge sûr, le jour où tout va mal.
Bien des gens sont sournois : sois prudent en affaires.
Mais que cela pourtant n'aille pas t'aveugler,
Reconnais la vertu là où elle est vraiment.
Pour un grand idéal, nombreux sont ceux qui luttent,
On rencontre partout des preuves d'héroïsme.
Sois toi-même, jamais ne fais semblant d'aimer.
Jamais ne sois cynique au sujet de l'amour,
Il reste la fraîcheur éternelle d'un monde
Où tout serait sans lui sec et désenchanté.
Accepte en souriant les leçons des années,
Ne va pas t'agripper aux biens de la jeunesse.
Dans le fond de ton coeur, cultive cette force
Qui permet de tenir lorsque le malheur vient.
Ne crois pas aux tourments d'une imagination
Troublée par la fatigue ou par la solitude.
Discipline ton corps, mais sans le malmener.
Souviens-toi que tu es, comme l'arbre ou l'étoile,
Un fils de l'univers ; tu as le droit d'être là,
Il est sûr que le monde avance comme il doit.
C'est pourquoi, quel que soit le nom que tu lui donnes,
Il faudra qu'avec Dieu tu vives dans la paix ;
Et dans tous tes travaux, et dans tous tes désirs,
Malgré la confusion bruyante de la vie,
Il faut garder la paix aussi avec toi-même.
Malgré ses faux-semblants, ses peines écrasantes,
Et ses rêves brisés, le monde reste beau.
Sache le voir. Il faut mériter ton bonheur.
Traduction d'un texte daté de 1692,
trouvé dans la vieille église Saint Paul à Baltimore.
Posté le 11.06.2008 par beauvoir
"J'ai essayé d'expliquer à mes parents que la vie, c'était un drôle de cadeau.
Au départ, on le surestime ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle.
Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court,
on serait presque prêt à le jeter.
Enfin, on se rend compte que ce n'était pas un cadeau, mais juste un prêt.
Alors on essaie de le mériter.
Plus on vieillit, plus il faut faire preuve de goût pour apprécier la vie."
Eric-Emmanuel Schmitt - Oscar et la dame rose, page 97
"Voilà mon secret : regarde chaque jour le monde comme si c'était la première fois."
ibidem, page 95
"Les gens craignent de mourir parce qu'ils redoutent l'inconnu.
Mais justement, qu'est-ce que l'inconnu ?
Je te propose de ne plus avoir peur, mais d'avoir confiance."
ibidem, page 66
"On fait comme si on ne venait à l'hôpital que pour guérir. Alors qu'on y vient aussi pour mourir. Et je crois qu'on fait la même erreur pour la vie. Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblants d'être immortels."
ibidem, page 18
"Je ne conçois pas ma vie sans toi. C'est pourtant une belle aventure la vie d'un couple, surtout en vieillissant, quand on a traversé des épreuves. Un couple, c'est fragile, toujours secoué, toujours à construire, mais il faut se battre pour le conserver."
ibidem, pages 76-77
"Des pensées que tu n'exprimes pas, ce sont des pensées qui pèsent, qui s'incrustent, qui t'alourdissent, qui prennent la place des idées neuves et qui te pourissent.
Tu vas devenir une décharge à vieilles pensées qui puent si tu ne parles pas."
ibidem, page 20
Je remercie Louis-Marie Salefran pour la photo de ce soleil couchant.
Posté le 06.06.2008 par beauvoir
Photo empruntée au site de la commune de Tende -
rubrique "Photothèque"
Je me souviens de ce couple, lors d'une rencontre de préparation au mariage, où nous parlions de la fidélité. Tout d'un coup elle se met à avouer à son compagnon qu'elle l'avait trompé au début de leur rencontre, alors qu'ils s'étaient déjà promis fidélité.
Aprés un moment de silence respectueux devant cet aveu qui implorait avec des larmes le pardon de l'autre, je l'ai vu, lui, la regarder avec un vrai regard d'amour.
Il avait compris le poids et la vérité de cette annonce inattendue et il a répondu en lui prenant doucement la main : "Tu sais bien que je t'aime au delà".
Témoignage d'Yves Lefrançois - diocèse de Beauvais
Posté le 04.06.2008 par beauvoir
Témoignage de Bruno Cazin,
ancien interne en médecine à Paris,
devenu prêtre dans le diocèse de Lille.
Interne en médecine, j'ai été le témoin en 1982, plus de cinq mois durant, du cheminement difficile d'un jeune malade d'une vingtaine d'années, cheminement dans la maladie et la souffrance avec et en Dieu.
Bertrand était issu d'une famille unie, dans un milieu aisé, il était étudiant à l'étranger, dans une école hôtelière réputée. Il était chrétien, élevé dans une famille et une école catholiques. La foi était importante dans sa vie, nous en parlions. Malade depuis plus de neuf mois quand je l'accueille à l'Hôpital Saint-Antoine, il connaît sa maladie redoutable, mais espère encore guérir. Il se bat et fait preuve d'un admirable courage. Ce combat, il le mène avant tout en raison de son jeune âge, de cette force vitale qui est en lui.
Comme nous tous, il ignore l'origine du mal, et encore plus le pourquoi ; il refuse pourtant avec force la notion de fatalité. La mort, il la voit avant tout comme un échec. Il préfère ne pas en parler et se battre "parce qu'il doit vivre". La vie éternelle, la résurrection ... oui ... mais ce n'est pas évident et son visage s'assombrit à cette idée. Non la mort ne peut pas faire partie de ses perspectives d'avenir. Il doit vivre et en témoigne par un intense tissu de relations dont certaines ressoudées par la maladie : amis, famille, qui le visitent ou avec lesquels il correspond. Le monde n'est pas arrêté du fait de la maladie, celle-ci est perçue comme une parenthèse, un peu longue, certes, mais la vie normale reprendra ensuite comme à l'habitude, inchangée, du moins le croit-il.
Et c'est ainsi qu'il demande à pouvoir participer aux décisions thérapeutiques le concernant, tant celles qui engagent la vie bien-sûr, mais aussi celles plus limitées, apparemment sans importance : le changement d'un antibiotique, le pourquoi des prises de sang, ... Il prouve par là sa présence, son autonomie, sa liberté et celle-ci lui permet d'avoir de l'humour et de s'intéresser à des choses extérieures à l'hôpital.
Il faut souligner ici, l'originalité d'une telle situation de liberté au cours de ce type de maladie grave et durable dont il souffre. Mais l'équipe soignante de l'hôpital suisse auprés de laquelle il a vécu les huit premiers mois de sa maladie, tenait un langage de vérité, d'information et de participation que Bertrand nous avait demandé de poursuivre, malgré la difficulté.
Le long parcours de la maladie dont je suis témoin, se vit dans un univers quasi carcéral, celui d'une chambre stérile dont le malade ne peut sortir et dans laquelle aucun proche ne peut pénétrer, les contacts ne se faisant qu'à travers une vitre. Cette ambiance, nouvelle pour lui, où de surcroît la présence de l'équipe soignante est constante, le coupe du monde qui l'entoure et lui ôte toute autonomie. Le long parcours de la maladie offre des périodes d'espoir et des perspectives de guérison. Il est jalonné de moments intenses où se jouent la vie et la mort. Il est marqué par les interrogations anxieuses, la solitude, la nudité, l'abandon, la déception. Il transforme l'homme et Bertrand, toujours combatif, finit au bout de deux mois de luttes, par démissionner, voire désirer s'abandonner à la mort, en même temps que ses forces déclinent. C'est alors que chaque évènement est considéré comme une fatalité, une tuile : ainsi la pose d'un nouveau cathéter est responsable d'une telle anxiété qu'elle provoque une défaillance tensionnelle ou une agitation incontrôlée. Les prescriptions médicales sont vécues comme des contraintes, en particulier les horaires auxquelles il doit se conformer exactement. Obéir comme on obéit au maître en classe, comme on obéit à la loi, comme on respecte les commandements ... Et les prescriptions, faites pour aider, deviennent contraintes, elles sont des règles opprimantes ne laissant aucune place à la liberté, à l'initiative, au choix, au désir. Une telle attitude trouve son origine dans une éducation marquée par le respect du code, des règles de vie, de la politesse, de bienséance. Cette attitude est d'autant plus ancrée en lui qu'elle trouve sa justification dans la religion, la Loi, les "principes" sacrés et le respect des prescriptions médicales en est un.
De ce fait, Bertrand ne participe plus aux décisions, il ne s'y intéresse plus, il abrège les visites, fait débrancher le téléphone. Tout se passe comme s'il n'existait plus ... Et il s'en aigrit : on le serait à moins. Plus grave encore, le champ est libre pour les situations d'impasse, le fatalisme, les ornières desquelles il est impossible de sortir.
Posté le 28.05.2008 par beauvoir
Photo empruntée au site de Notre-Dame de Paris
Il t'appelle par ton nom (Jean 10 - 3)
Il te voit et te comprend, aussi bien qu'Il t'a fait.
Il sait ce qu'il y a en toi,
tous tes sentiments
et tes pensées propres,
tes indignations et tes goûts,
ta force et ta faiblesse.
Il te voit dans tes jours de joie
comme dans tes jours de peine.
Il sympathise avec toi dans tes espoirs et tes tentations.
Il prend intérêt à toutes tes anxiétés et tes souvenirs,
à tous les élans et à tous les découragements de ton esprit.
Il a compté jusqu'aux cheveux de ta tête et aux coudées de ta taille.
Il t'entoure de ses bras et te soutient ;
Il t'élève et te remet à terre.
Il regarde ton visage, dans le sourire ou les pleurs,
dans la santé ou la maladie.
Il regarde tes mains et tes pieds ;
Il entend ta voix, le battement de ton coeur,
et jusqu'à ton souffle.
Tu ne t'aimes pas mieux toi-même qu'Il ne t'aime.
Tu ne peux pas trembler davantage devant la souffrance
plus qu'Il ne répugne à te voir la subir ;
Et s'il la fait descendre sur toi,
c'est comme tu l'appellerais toi-même,
si tu étais sage, pour qu'elle se tourne ensuite en un plus grand bien.
Cardinal John Henry Newman (décédé en 1890)
Posté le 27.05.2008 par beauvoir
Pourquoi nous abandonner,
Si Tu as promis de ne jamais nous lâcher ?
Pourquoi ne pas nous répondre,
Toi qui suscites notre prière ?
Pourquoi rester si loin,
Quand Tu as toute notre confiance ?
De grâce, laisse-nous encore T'interroger !
Je remercie Louis-Marie Salefran pour cette photo de Montmartre.
Posté le 23.05.2008 par beauvoir
Photo empruntée au site de la commune de Tende -
rubrique "Photothèque"
Ne t'inquiète pas de la valeur de ta vie,
de ses anomalies, de ses déceptions,
de son avenir plus ou moins obscur et sombre.
Tu fais ce que Dieu veut.
Tu lui offres au milieu de tes inquiétudes et de tes insatisfactions,
le sacrifice d'une âme humiliée qui s'incline malgré tout
devant une Providence austère.
Peu importe que dedans l'intime de toi-même,
tu sentes, comme un poids naturel,
la tendance à te replier sur tes tristesses et tes défauts.
Peu importe que, humainement, tu te trouves "raté"
si Dieu, Lui, te trouve réussi à son goût.
Petit à petit, Notre Seigneur te conquiert
et te prend pour Lui.
Je t'en prie, quand tu te sentiras triste,
paralysé, adore et confie-toi.
Adore en offrant à Dieu ton existence
qui te paraît abîmée par les circonstances :
quel hommage plus beau que ce renoncement
amoureux à ce qu'on aurait pu être !
Confie-toi. Perds-toi aveuglément dans la confiance
en Notre Seigneur qui veut te rendre digne de Lui et y arrivera,
même si tu restes dans le noir jusqu'au bout,
pourvu que tu tiennes Sa main toujours,
d'autant plus serrée que tu es déçu ou attristé.
Sois heureux fondamentalement, je te le dis.
Sois en paix. Sois inlassablement doux.
Ne t'étonne de rien, ni de ta fatigue physique,
ni de tes faiblesses morales.
Fais naître et garde toujours sur ton visage le sourire,
reflet de celui de Notre Seigneur qui veut agir en toi et,
pour cela, se substituer à toi.
Au fond de ton âme, place avant tout comme base
de toute activité, comme critère de la valeur
et de la vérité des pensées qui t'envahissent, la paix de Dieu.
Tout ce qui te rétrécit et t'agite est faux,
au nom des lois de la vie,
au nom des promesses de Dieu.
Parce que ton action doit porter loin,
elle doit émaner d'un coeur qui a souffert :
c'est la loi, douce en somme.
Quand tu te sentiras triste, adore et confie-toi.
Pierre Teilhard de Chardin - SJ