Spiritualite
Posté le 01.04.2008 par beauvoir
Je parcourais l'autre jour les rues de Karaganda au Kazakhstan. A force de tourner dans de tristes avenues, toutes identiques, bordées d'immeubles staliniens, j'eus envie de me retrouver au centre-ville. Mais l'homme qui me guidait me fit cette réponse : "Il n'y a pas de centre parce qu'il n'y a pas de temple." Notre humanité ne ressemble t-elle pas à Karaganda ?
Il y a deux ans, dans une librairie de Buenos-Aires, je feuilletais un livre sur l'histoire de l'art contemporain en Argentine. Tout à coup, j'eus un choc. Je me rendis compte que parmi les centaines de toiles représentées, il se trouvait beaucoup de cubes, de couleurs, de cercles, de tâches, de traits, ... Mais peu de paysages, et pour ainsi dire aucun visage, ou des visages terriblement défigurés. Où est l'homme ?
Je lis quelques revues d'économie. On y parle de chiffres, de statistiques, de marchés, de contrats, de cotations en bourse, des cours du dollar. Et je me dis : pour qui est faite cette économie ? Où est l'homme ?
J'écoute aussi certains discours politiques. On évoque les constitutions, les syndicats, les partis, et souvent je me dis : l'homme, toi et moi, où est-il ?
Il semblerait parfois qu'un bon professionnel doive s'abstenir de la réalité de l'homme, ne regardant plus que les chiffres, les éprouvettes et les graphiques.
Thierry de Roucy - Fondateur de l'Oeuvre Points-Coeur
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Posté le 26.03.2008 par beauvoir
Si tu as pu te lever ce matin avec plus de santé que de maladie,
tu es plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas
la semaine prochaine.
Si tu n'as jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude
de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim,
tu te trouves mieux que 500 millions de personnes.
Si tu disposes de nourriture dans ton réfrigérateur,
d'habits sur toi, que tu possèdes un toit sur ta tête
et un endroit pour dormir, tu es plus riche que 75%
des habitants de la terre.
Si tu as de l'argent à la banque et de la monnaie dans une
petite boîte, tu fais partie des 8% les plus privilégiés du monde.
Si tu lis ce billet, c'est que tu utilises un poste informatique et que tu
ne fais pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire.
Si tu peux aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou
tué, tu as plus de chance que les 3 milliards de personnes qui, même
si elles le souhaitent, sont privées de cette liberté.
Alors, MERCI LA VIE !
Posté le 18.03.2008 par beauvoir

Les contacts tissés depuis quelques années m'ont fait encore davantage prendre conscience des imprévus et des aléas de la vie. Rien n'est prévisible, rien n'est jamais acquis. C'est une recherche toujours inachevée, une quête de sens, un besoin d'équilibre. Ainsi certains événements inattendus bouleversent notre existence, notre croyance, nos préoccupations : maladie, chômage, adultère, perte d'un être cher, déménagement, nouveau projet ... Alors la vie bascule et prend une autre dimension. Ce qui était important hier, ne l'est plus aujourd'hui. C'est une profonde déstabilisation. Mais avec la perspective d'une autre façon de conduire sa vie. Des opportunités surgissent, pas toujours agréables, mais porteuses d'un vrai changement intérieur. C'est tout un devenir, un déplacement des centres d'intérêts. Cette expérience permet de travailler sur le "lâcher-prise". Je prends souvent de plein fouet que la vie n'est qu'une transformation perpétuelle, et que cela ne sert à rien de rechercher la sécurité à tout prix.
Réflexion de Daniel Genty, fondateur du blog "Les Trois Mondes"
Posté le 18.03.2008 par beauvoir
Il y a un temps pour tout, il y a un moment pour chaque chose sous les cieux :
Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir ;
Un temps pour planter, et un temps pour arracher ;
Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ;
Un temps pour démolir, et un temps pour bâtir ;
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;
Un temps pour gémir, et un temps pour danser ;
Un temps pour jeter de pierres, et un temps pour les ramasser ;
Un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir ;
Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ;
Un temps pour garder, et un temps pour jeter ;
Un temps pour déchirer, et un temps pour recoudre ;
Un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ;
Un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
Quel profit celui qui besogne retire-t'il de son travail ?
Ce qui est, existait déjà, et ce qui sera, a déjà été.
Ecclésiaste - chapitre 3
Posté le 06.03.2008 par beauvoir
Au cours de la nuit de Noël, je fis un songe :
cheminant sur la plage avec le Christ
je vis la toile de ma vie refléter
tous les jours des années écoulées.
Je regardai en arrière et j'aperçus sur le sable
des traces de pas,
les miennes et celles du Seigneur.
Ensemble nous continuâmes d'avancer
jusqu'à ce que mes jours fussent achevés.
Alors à nouveau j'ai regardé en arrière
et j'ai constaté que par endroits
il n'y avait qu'une seule trace.
Cela coïncidait exactement avec les jours
les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse et de plus grande peur,
et de plus grande douleur.
J'ai interrogé le Seigneur :
"Tu m'avais pourtant promis que Tu serais avec moi
tous les jours de mon existence.
J'avais accepté de vivre avec Toi ;
pourquoi m'as-Tu laissé seul dans les pires moments ?"
Le Seigneur répondit :
"Mon fils, je t'aime.
C'est vrai que je t'avais promis d'être avec toi
durant toute la randonnée
et de ne jamais te laisser seul.
J'ai tenu ma promesse :
quand sur le sable il n'y avait qu'une seule trace
c'est que, ces jours là, je te portais dans mes bras."
Adémar de Borros (poète brésilien)
Posté le 03.03.2008 par beauvoir
A toi que je ne connais pas et ne puis connaître,
j'adresse cette prière :
Conduis-moi vers le meilleur de moi-même,
aide-moi à devenir une personne
à qui la plupart des choses, des créatures
et des plantes vivantes accordent leur confiance,
fais que je respecte toujours le mystère
et le caractère de chaque forme de vie.
Aide-moi à ne jamais renoncer à l'exercice vital,
celui qui consiste à protéger tous ceux qui respirent,
et l'air que nous devons respirer,
tous ceux qui ont soif et l'eau qui désaltère,
tous ceux qui ont faim et la nourriture qui rassasie,
tous ceux qui souffrent et le réconfort,
la compassion et le secours dont ils auraient besoin.
Aide-moi à être la digne sentinelle
du corps que tu m'as confié.
Je ne peux disposer librement d'aucune vie,
ni même de la mienne, car elle est,
comme un objet d'art, confiée à ma garde provisoire,
pour être rendue au cycle terrestre
dans le meilleur état possible,
afin que d'autres vies puissent se perpétuer.
Yehudi Menuhin (1916-1999)
Posté le 03.03.2008 par beauvoir
Notre société et les médias entretiennent de mauvaises peurs : la peur du manque qui nous pousse à consommer, la peur de perdre nos avantages acquis, au mépris du voisin, la peur du regard des autres, la peur de ne pas être conforme, au dépens de notre liberté d'esprit, la peur engendrée par les infos avec leur lot de drames. Je suis frappé aussi par ces prévisions catastrophes dont on nous menace, comme le réchauffement climatique par exemple, devant lesquelles nous sommes individuellement impuissants. Nous ne vivons pas dans une société rassurante, même si nous sommes hyper assurés. On voudrait d'une vie garantie de tout péril, mais c'est impossible. Comment pourrait-on vaincre sa peur, si on ne prenait jamais de risques ?
Alain Quilici OP dans FC n°1568
Posté le 24.01.2008 par beauvoir
En ce 24 janvier 2008, à la demande d'une fidèle lectrice, je crée la rubrique "Spiritualité" qui va parfois s'apparenter à de la "Philosophie". Et afin d'éviter une "re-saisie" de certains articles publiés avant cette date, il vous est conseillé de visionner les 8 ou 9 pages antérieures. En particulier la page 6 qui évoque des sujets comme l'argent, la solidarité ou Le Petit Prince.
Posté le 24.01.2008 par beauvoir
Rire, c'est risquer d'être ridicule.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.
Tendre la main vers l'autre, c'est risquer l'engagement.
Dire ses sentiments, c'est risquer de révéler sa vraie nature.
Partager ses rêves ou ses idéaux avec les autres, c'est risquer de les perdre.
Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre, c'est risquer la mort.
Espérer, c'est risquer la déception.
Essayer, c'est risquer l'échec.
Mais on doit risquer, car le plus grand danger, c'est de ne pas prendre de risque.
La personne qui ne risque rien, ne fait rien, n'a rien et n'est rien.
Elle évite peut-être la souffrance et le chagrin, mais elle ne peut rien apprendre,
rien sentir, rien changer ; elle ne peut ni croître, ni vivre.
Enchaînée par ses certitudes, elle en est l'esclave.
Elle a perdu sa liberté.
Seule une personne qui prend des risques est libre.
Texte anonyme trouvé sur : http://troismondes.canalblog.com/