Posté le 25.04.2008 par beauvoir
Ce livre de Vincent de Gaulejac analyse avec méthode ce virus de la "gestion" qui s'est abattu sur le monde dans lequel nous vivons et qui a accouché d'un nouveau type de pouvoir. Un pouvoir à la fois cynique et bureaucratique, mû par une logique financière de rentabilité à court terme, qui promeut la pensée unique et parle un jargon ridicule. Par exemple, ce chapitre consacré au "discours de l'insignifiance", qui donne des types de phrases creuses comme celle-ci : "L'excellence stimule les processus institutionnels de la performance" ! Mais on commence à trembler quand il apparaît que ce pouvoir détruit tout ce qu'il touche : les liens de solidarité, le sens du travail, et plus généralement le bien commun, à savoir ce qui nous appartient à tous, ce que nous transmettons aux générations futures. Dans un tel univers, nous ne sommes plus que des "ressources", autant dire des objets, obéissants et interchangeables. J'ai eu peur en lisant ce livre : ce qu'il décrit est vrai. Il me conforte dans l'idée que les régimes politiques monstrueux nés au XXème siècle ne sont pas morts avec lui, qu'il en reste quelque chose, et que cet insaisissable "quelque chose", nous vivons dedans. C'est cette nouvelle maladie de la gestion qui engendre un malaise généralisé et des souffrances multiformes. Nous subissons, mais sans nous révolter ; victimes consentantes, ne sommes-nous pas aussi les agents de cette extension du domaine de la gestion ? Ce monde, dans lequel vont vivre mes enfants, en vaut-il la peine ? Est-ce que moi je l'ai voulu ? Qu'ai-je fait pour le transformer ?
Commentaire de Corinne MAIER, psychanalyste,
en février 2005 dans "Psychologies"
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Posté le 01.04.2008 par beauvoir
Posté le 01.04.2008 par beauvoir
Ces photographies sont empruntées à un site touristique consacré aux Cévennes.
La France est belle. N'est-ce pas ?
Posté le 01.04.2008 par beauvoir
Je parcourais l'autre jour les rues de Karaganda au Kazakhstan. A force de tourner dans de tristes avenues, toutes identiques, bordées d'immeubles staliniens, j'eus envie de me retrouver au centre-ville. Mais l'homme qui me guidait me fit cette réponse : "Il n'y a pas de centre parce qu'il n'y a pas de temple." Notre humanité ne ressemble t-elle pas à Karaganda ?
Il y a deux ans, dans une librairie de Buenos-Aires, je feuilletais un livre sur l'histoire de l'art contemporain en Argentine. Tout à coup, j'eus un choc. Je me rendis compte que parmi les centaines de toiles représentées, il se trouvait beaucoup de cubes, de couleurs, de cercles, de tâches, de traits, ... Mais peu de paysages, et pour ainsi dire aucun visage, ou des visages terriblement défigurés. Où est l'homme ?
Je lis quelques revues d'économie. On y parle de chiffres, de statistiques, de marchés, de contrats, de cotations en bourse, des cours du dollar. Et je me dis : pour qui est faite cette économie ? Où est l'homme ?
J'écoute aussi certains discours politiques. On évoque les constitutions, les syndicats, les partis, et souvent je me dis : l'homme, toi et moi, où est-il ?
Il semblerait parfois qu'un bon professionnel doive s'abstenir de la réalité de l'homme, ne regardant plus que les chiffres, les éprouvettes et les graphiques.
Thierry de Roucy - Fondateur de l'Oeuvre Points-Coeur
Posté le 27.03.2008 par beauvoir
De quoi faire rêver les jeunes-filles en quête d'un beau prince charmant :
l'acteur fétiche, héros romantique, du grand film "Titanic", Léonardo Di Caprio.
Posté le 26.03.2008 par beauvoir
Si tu as pu te lever ce matin avec plus de santé que de maladie,
tu es plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas
la semaine prochaine.
Si tu n'as jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude
de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim,
tu te trouves mieux que 500 millions de personnes.
Si tu disposes de nourriture dans ton réfrigérateur,
d'habits sur toi, que tu possèdes un toit sur ta tête
et un endroit pour dormir, tu es plus riche que 75%
des habitants de la terre.
Si tu as de l'argent à la banque et de la monnaie dans une
petite boîte, tu fais partie des 8% les plus privilégiés du monde.
Si tu lis ce billet, c'est que tu utilises un poste informatique et que tu
ne fais pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire.
Si tu peux aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou
tué, tu as plus de chance que les 3 milliards de personnes qui, même
si elles le souhaitent, sont privées de cette liberté.
Alors, MERCI LA VIE !
Posté le 21.03.2008 par beauvoir
Passer une semaine dans le Vaucluse peut-être ...
Pourquoi pas à Lourmarin ?
En fait ce sera plutôt Ménerbes, le village voisin.
Merci à Philippe Alamelle pour la si jolie photo.
Posté le 21.03.2008 par beauvoir
A votre avis, quel est le rêve d'un Picard à la fin de l'hiver ?
Posté le 18.03.2008 par beauvoir
Les contacts tissés depuis quelques années m'ont fait encore davantage prendre conscience des imprévus et des aléas de la vie. Rien n'est prévisible, rien n'est jamais acquis. C'est une recherche toujours inachevée, une quête de sens, un besoin d'équilibre. Ainsi certains événements inattendus bouleversent notre existence, notre croyance, nos préoccupations : maladie, chômage, adultère, perte d'un être cher, déménagement, nouveau projet ... Alors la vie bascule et prend une autre dimension. Ce qui était important hier, ne l'est plus aujourd'hui. C'est une profonde déstabilisation. Mais avec la perspective d'une autre façon de conduire sa vie. Des opportunités surgissent, pas toujours agréables, mais porteuses d'un vrai changement intérieur. C'est tout un devenir, un déplacement des centres d'intérêts. Cette expérience permet de travailler sur le "lâcher-prise". Je prends souvent de plein fouet que la vie n'est qu'une transformation perpétuelle, et que cela ne sert à rien de rechercher la sécurité à tout prix.
Réflexion de Daniel Genty, fondateur du blog "Les Trois Mondes"
Posté le 18.03.2008 par beauvoir
Il y a un temps pour tout, il y a un moment pour chaque chose sous les cieux :
Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir ;
Un temps pour planter, et un temps pour arracher ;
Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ;
Un temps pour démolir, et un temps pour bâtir ;
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;
Un temps pour gémir, et un temps pour danser ;
Un temps pour jeter de pierres, et un temps pour les ramasser ;
Un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir ;
Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ;
Un temps pour garder, et un temps pour jeter ;
Un temps pour déchirer, et un temps pour recoudre ;
Un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ;
Un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
Quel profit celui qui besogne retire-t'il de son travail ?
Ce qui est, existait déjà, et ce qui sera, a déjà été.
Ecclésiaste - chapitre 3