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beauvoir
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Généalogie- Histoire locale- Familles picardes- Breteuil-s-Noye- Sites préférés-Ecrits favoris
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25.04.2006
Dernière mise à jour :
08.07.2008
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Je t'aime

Posté le 06.06.2008 par beauvoir
Photo empruntée au site de la commune de Tende - rubrique "Photothèque"

Je me souviens de ce couple, lors d'une rencontre de préparation au mariage, où nous parlions de la fidélité. Tout d'un coup elle se met à avouer à son compagnon qu'elle l'avait trompé au début de leur rencontre, alors qu'ils s'étaient déjà promis fidélité.
Aprés un moment de silence respectueux devant cet aveu qui implorait avec des larmes le pardon de l'autre, je l'ai vu, lui, la regarder avec un vrai regard d'amour.
Il avait compris le poids et la vérité de cette annonce inattendue et il a répondu en lui prenant doucement la main : "Tu sais bien que je t'aime au delà".

Témoignage d'Yves Lefrançois - diocèse de Beauvais



--

Bertrand Bibolé

Posté le 04.06.2008 par beauvoir
Témoignage de Bruno Cazin, ancien interne en médecine à Paris,
devenu prêtre dans le diocèse de Lille.
Interne en médecine, j'ai été le témoin en 1982, plus de cinq mois durant, du cheminement difficile d'un jeune malade d'une vingtaine d'années, cheminement dans la maladie et la souffrance avec et en Dieu.
Bertrand était issu d'une famille unie, dans un milieu aisé, il était étudiant à l'étranger, dans une école hôtelière réputée. Il était chrétien, élevé dans une famille et une école catholiques. La foi était importante dans sa vie, nous en parlions. Malade depuis plus de neuf mois quand je l'accueille à l'Hôpital Saint-Antoine, il connaît sa maladie redoutable, mais espère encore guérir. Il se bat et fait preuve d'un admirable courage. Ce combat, il le mène avant tout en raison de son jeune âge, de cette force vitale qui est en lui.
Comme nous tous, il ignore l'origine du mal, et encore plus le pourquoi ; il refuse pourtant avec force la notion de fatalité. La mort, il la voit avant tout comme un échec. Il préfère ne pas en parler et se battre "parce qu'il doit vivre". La vie éternelle, la résurrection ... oui ... mais ce n'est pas évident et son visage s'assombrit à cette idée. Non la mort ne peut pas faire partie de ses perspectives d'avenir. Il doit vivre et en témoigne par un intense tissu de relations dont certaines ressoudées par la maladie : amis, famille, qui le visitent ou avec lesquels il correspond. Le monde n'est pas arrêté du fait de la maladie, celle-ci est perçue comme une parenthèse, un peu longue, certes, mais la vie normale reprendra ensuite comme à l'habitude, inchangée, du moins le croit-il.
Et c'est ainsi qu'il demande à pouvoir participer aux décisions thérapeutiques le concernant, tant celles qui engagent la vie bien-sûr, mais aussi celles plus limitées, apparemment sans importance : le changement d'un antibiotique, le pourquoi des prises de sang, ... Il prouve par là sa présence, son autonomie, sa liberté et celle-ci lui permet d'avoir de l'humour et de s'intéresser à des choses extérieures à l'hôpital.
Il faut souligner ici, l'originalité d'une telle situation de liberté au cours de ce type de maladie grave et durable dont il souffre. Mais l'équipe soignante de l'hôpital suisse auprés de laquelle il a vécu les huit premiers mois de sa maladie, tenait un langage de vérité, d'information et de participation que Bertrand nous avait demandé de poursuivre, malgré la difficulté.

Le long parcours de la maladie dont je suis témoin, se vit dans un univers quasi carcéral, celui d'une chambre stérile dont le malade ne peut sortir et dans laquelle aucun proche ne peut pénétrer, les contacts ne se faisant qu'à travers une vitre. Cette ambiance, nouvelle pour lui, où de surcroît la présence de l'équipe soignante est constante, le coupe du monde qui l'entoure et lui ôte toute autonomie. Le long parcours de la maladie offre des périodes d'espoir et des perspectives de guérison. Il est jalonné de moments intenses où se jouent la vie et la mort. Il est marqué par les interrogations anxieuses, la solitude, la nudité, l'abandon, la déception. Il transforme l'homme et Bertrand, toujours combatif, finit au bout de deux mois de luttes, par démissionner, voire désirer s'abandonner à la mort, en même temps que ses forces déclinent. C'est alors que chaque évènement est considéré comme une fatalité, une tuile : ainsi la pose d'un nouveau cathéter est responsable d'une telle anxiété qu'elle provoque une défaillance tensionnelle ou une agitation incontrôlée. Les prescriptions médicales sont vécues comme des contraintes, en particulier les horaires auxquelles il doit se conformer exactement. Obéir comme on obéit au maître en classe, comme on obéit à la loi, comme on respecte les commandements ... Et les prescriptions, faites pour aider, deviennent contraintes, elles sont des règles opprimantes ne laissant aucune place à la liberté, à l'initiative, au choix, au désir. Une telle attitude trouve son origine dans une éducation marquée par le respect du code, des règles de vie, de la politesse, de bienséance. Cette attitude est d'autant plus ancrée en lui qu'elle trouve sa justification dans la religion, la Loi, les "principes" sacrés et le respect des prescriptions médicales en est un.
De ce fait, Bertrand ne participe plus aux décisions, il ne s'y intéresse plus, il abrège les visites, fait débrancher le téléphone. Tout se passe comme s'il n'existait plus ... Et il s'en aigrit : on le serait à moins. Plus grave encore, le champ est libre pour les situations d'impasse, le fatalisme, les ornières desquelles il est impossible de sortir.

Qui que tu sois, Il te regarde

Posté le 28.05.2008 par beauvoir
Photo empruntée au site de Notre-Dame de Paris

Il t'appelle par ton nom (Jean 10 - 3)
Il te voit et te comprend, aussi bien qu'Il t'a fait.
Il sait ce qu'il y a en toi,
tous tes sentiments
et tes pensées propres,
tes indignations et tes goûts,
ta force et ta faiblesse.
Il te voit dans tes jours de joie
comme dans tes jours de peine.
Il sympathise avec toi dans tes espoirs et tes tentations.
Il prend intérêt à toutes tes anxiétés et tes souvenirs,
à tous les élans et à tous les découragements de ton esprit.
Il a compté jusqu'aux cheveux de ta tête et aux coudées de ta taille.
Il t'entoure de ses bras et te soutient ;
Il t'élève et te remet à terre.
Il regarde ton visage, dans le sourire ou les pleurs,
dans la santé ou la maladie.
Il regarde tes mains et tes pieds ;
Il entend ta voix, le battement de ton coeur,
et jusqu'à ton souffle.
Tu ne t'aimes pas mieux toi-même qu'Il ne t'aime.
Tu ne peux pas trembler davantage devant la souffrance
plus qu'Il ne répugne à te voir la subir ;
Et s'il la fait descendre sur toi,
c'est comme tu l'appellerais toi-même,
si tu étais sage, pour qu'elle se tourne ensuite en un plus grand bien.

Cardinal John Henry Newman (décédé en 1890)

Supplication !

Posté le 27.05.2008 par beauvoir
Pourquoi nous abandonner,
Si Tu as promis de ne jamais nous lâcher ?

Pourquoi ne pas nous répondre,
Toi qui suscites notre prière ?

Pourquoi rester si loin,
Quand Tu as toute notre confiance ?

De grâce, laisse-nous encore T'interroger !

Je remercie Louis-Marie Salefran pour cette photo de Montmartre.

Adore et confie-toi !

Posté le 23.05.2008 par beauvoir
Photo empruntée au site de la commune de Tende - rubrique "Photothèque"

Ne t'inquiète pas de la valeur de ta vie,
de ses anomalies, de ses déceptions,
de son avenir plus ou moins obscur et sombre.
Tu fais ce que Dieu veut.

Tu lui offres au milieu de tes inquiétudes et de tes insatisfactions,
le sacrifice d'une âme humiliée qui s'incline malgré tout
devant une Providence austère.

Peu importe que dedans l'intime de toi-même,
tu sentes, comme un poids naturel,
la tendance à te replier sur tes tristesses et tes défauts.

Peu importe que, humainement, tu te trouves "raté"
si Dieu, Lui, te trouve réussi à son goût.
Petit à petit, Notre Seigneur te conquiert
et te prend pour Lui.

Je t'en prie, quand tu te sentiras triste,
paralysé, adore et confie-toi.
Adore en offrant à Dieu ton existence
qui te paraît abîmée par les circonstances :
quel hommage plus beau que ce renoncement
amoureux à ce qu'on aurait pu être !

Confie-toi. Perds-toi aveuglément dans la confiance
en Notre Seigneur qui veut te rendre digne de Lui et y arrivera,
même si tu restes dans le noir jusqu'au bout,
pourvu que tu tiennes Sa main toujours,
d'autant plus serrée que tu es déçu ou attristé.

Sois heureux fondamentalement, je te le dis.
Sois en paix. Sois inlassablement doux.
Ne t'étonne de rien, ni de ta fatigue physique,
ni de tes faiblesses morales.

Fais naître et garde toujours sur ton visage le sourire,
reflet de celui de Notre Seigneur qui veut agir en toi et,
pour cela, se substituer à toi.
Au fond de ton âme, place avant tout comme base
de toute activité, comme critère de la valeur
et de la vérité des pensées qui t'envahissent, la paix de Dieu.

Tout ce qui te rétrécit et t'agite est faux,
au nom des lois de la vie,
au nom des promesses de Dieu.
Parce que ton action doit porter loin,
elle doit émaner d'un coeur qui a souffert :
c'est la loi, douce en somme.

Quand tu te sentiras triste, adore et confie-toi.

Pierre Teilhard de Chardin - SJ

Bienvenue chez les Ch'tis

Posté le 16.05.2008 par beauvoir
Bizarre la photo ... Sauf si on a aimé ce film comme on aime les fraises ... à la folie !

Pas étonnant que les Français, y compris le locataire de l'Elysée, se précipitent pour voir les "Ch'tis". Ils ont besoin de rire ! Chaque jour, les médias nous alertent sur la nouvelle calamité qui nous menace. Personne ne parle plus de la vache folle, ni de la grippe aviaire, qui ont pourtant largement alimenté le pessimisme planétaire. Mais pour qui cherche des raisons d'être déprimé, d'autres peurs ont pris le relais : le retour des famines, celui de Berlusconi, la croissance qui s'effondre, le déficit budgétaire qui s'envole, le réchauffement de la planète et le refroidissement des relations avec la Chine. Les journalistes semblent prendre un malin plaisir à attirer l'attention sur le clou qui dépasse ou la peau de banane qui traîne. Quelques-uns, pourtant, commencent à s'élever contre la dictature du pessimisme : une rafale de livres dénonçant les exagérations et les fausses terreurs répandues dans les médias vient d'être publié chez nos voisins anglais (curieusement, ils ne sont pas encore traduit en français). Le meilleur ? Panicoly. Ses auteurs, les deux statisticiens Simon Briscoe et Hugh Aldersey-Williams, inventorient les inquiétudes les plus répandues : l'astéroïde qui va percuter la Terre, l'obésité galopante, la crise des retraites, l'élévation du niveau des mers, ... et ils séparent, si l'on peut dire, le bon grain de l'ivraie. Et, pour mettre fin aux anxiétés irrationnelles, ils rappellent que la conscience des risques, "liés au fait d'être en vie", s'est développée de manière inversement proportionnelle à notre espérance de vie ! L'espèce humaine a toujours progressé parce que des hommes ou des femmes se sont levés, qui croyaient en un avenir radieux. Les entrepreneurs, comme tous ceux qui parient sur la modernité, sont optimistes jusqu'à l'inconscience. Andy Groove, le cofondateur de l'une des plus grandes sociétés de high-tech mondiales, Intel, peut bien répéter que seuls les paranoïaques survivent : l'histoire montre que, sur le long terme, ce sont toujours les optimistes qui ont le dernier mot.

Christine Kerdellant - Le Figaro 21 avril 2008

Notre-Dame de Noyon

Posté le 16.05.2008 par beauvoir
Notre-Dame de Noyon, ma nef au coeur de pierre,
Ancrée dans la cité depuis la nuit des temps,
Combien de chevaliers ont tissé de prières
La trame de l'Histoire et la chaîne des ans.

Un matin de juillet, Hugues y a courbé le front,
Sous tes voûtes sonores il a prêté serment.
C'est en ton sein, ce jour, qu'il a donné son nom
A la lignée des rois durant huit fois cent ans.

Tes ogives lancées à l'assaut des piliers
Ont résonné du pas des nobles et des gueux.
Combien de gentes dames et combien d'escholiers
Ont foulé le dallage où dorment les aïeux ?

Des gisants du narthex l'image est effacée
Par les fines sandales ou les sabots de bois.
Les hordes sacrilèges à leur tour sont passées,
Bûchant la statuaire et profanant la croix.

Certain jour de septembre, tes cloches se sont tues,
Tu cessas de rythmer les jours et les saisons ;
Des chevaux prirent place dans tes chapelles nues ;
Muette et impassible, entêtée, tu fis front.

Les anges de l'autel ont veillé sur ta vie,
Souriant sous leur or, bientôt, ils assistèrent
A ta résurrection, plus noble que jadis,
Cathédrale Notre-Dame, écrin de nos prières.

Combien de siècles, encore, quand nous ne serons plus,
Ton ombre double et noire se projettera-t-elle
Sur nos toits et nos places, nos cloîtres et nos rues,
Appelant au parvis la foule des fidèles ?

Nos aïeux sont venus en ton vaste vaisseau,
Nos parents, à leur tour, ont uni leur prières,
Et nos enfants, demain, prieront en ton berceau,
Notre-Dame de Noyon, ma nef au coeur de pierre.

Anick Baulard - Noyon 1999

La gravure, datée de 1780, a été dessinée à partir du jardin
de Monsieur le Chanoine de Sinéty, situé rue de Gruny.
Photo empruntée sur le site suivant :

http://pagesperso-orange.fr/dboucart/architecture/picardie/noyon/dessin1.htm

Prière et Politique

Posté le 15.05.2008 par beauvoir
Madame Royal envisage de porter plainte contre "Paris Match" pour l'avoir photographiée en train de prier dans une église. Malheureux journal ! Pris entre la sévérité des tribunaux, la protection de la vie privée et les tactiques des "people", on se demande quel cliché il pourra bientôt avoir encore le droit de publier. L'attitude de Ségolène, en revanche, est bizarre. A notre connaissance, il n'y a rien d'infamant à prier. Surtout pour quelqu'un qui fut considéré comme une madone lors de la présidentielle. Volontiers vêtue de blanc, le visage transfiguré, sautant d'un débat participatif à un jury populaire, soucieuse que nous nous aimions les uns les autres, elle apparut alors comme une missionnaire en croisade. Les temps changent, il est vrai : la conquête du parti socialiste, laïc et "bouffeur de curés", impose un changement d'image. Madame Royal l'a compris. Aprés tout, une messe ne vaut pas le PS.
D'autant qu'elle n'est pas dite.

Michel Schifres - Le Figaro du 10 mai 2008

Association

Posté le 07.05.2008 par beauvoir
Cette association créée par Daniel Genty, regroupe 200 membres et a plusieurs objectifs :

* développer le partage de nos différentes valeurs spirituelles,
tant par l'écrit (blog, lettres, média) que sur le terrain (réunions, ateliers).
* valoriser nos expériences, nos projets de vie.
* évoquer nos découvertes, nos coups de coeur.

L'association est donc un espace où chacun peut exprimer ses talents.
Par sa simple présence, car il y a des présences qui ont du talent,
Par sa parole,
Par ses écrits,
Par ses actions et compétences,
Par ses oeuvres en tant qu'artiste.

L'association n'est donc pas forcément un endroit où l'on reçoit,
mais aussi et surtout un lieu où l'on peut s'exprimer.

http://troismondes.canalblog.com/

Noyon martyr

Posté le 07.05.2008 par beauvoir
2 septembre 1918

"La nuit a été calme.
Je vais à l'observatoire.
Nous réglons sur le hameau de Tarlefesse.
Devant moi, à 3 km à vol d'oiseau, Noyon.
Pauvre Noyon.
Il ne reste que des ruines.
La cathédrale blessée,
tend vers le ciel comme des bras,
ses deux tours gothiques mutilées."

Robert Delouche - extrait de Journal d'un Poilu

Merci à Monsieur Bertrand Dedieu pour cette belle photo des tours.
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